Hokuto no Ken - Raoh Den Jun'Ai no Shô / Interviews
J'aimerais maintenant que chacun se présente brièvement. Mr. Buronson, s'il vous plaît.Buronson: Je ne sais pas si vous avez sacrifié un rendez-vous galant pour être ici (Rires), mais je suis un peu tendu. Je ne peux que vous remercier de votre présence. J'espère que vous passerez un bon moment, aussi court sera-t-il. Vous comprendrez à quel point je suis idiot (Rires). Merci beaucoup. Mr. Tetsuo Hara, à votre tour s'il vous plaît. Tetsuo Hara: Je vous remercie d'être tous venus aujourd'hui. J'espère que nous allons passer un bon moment ensemble. Merci beaucoup. Mr. Nobuhiko Horie, scénariste et directeur de production. Nobuhiko Horie: Je m'appelle Horie et je vous remercie d'être venus. C'est un film dont nous avons tous financé la production et imaginé le contenu. C'est vraiment une oeuvre collective. J'espère que vous aurez plaisir à la regarder. |
Merci beaucoup. Maintenant, Mr. Yoshizaki de Crystal king.
Musshu Yoshizaki: Bonjour, je vous remercie d'être là bien que nous soyons en semaine. Plus tard aujourd'hui, je chanterai à en faire péter mes cordes vocales. Merci beaucoup.
Merci à vous. Il règne vraiment une atmosphère virile dans la salle. Je voudrais maintenant commencer notre discussion. Les gens ici présents sont déjà des fans de Hokuto no Ken et le film sortira en fin de semaine. Pourquoi avoir voulu produire un film pour le cinéma ? Mr. Horie ?
Nobuhiko Horie: Je crois que c'est d'abord parce que nous avons publié dans Comic Bunch Souten no Ken, la suite de Hokuto no Ken. Il est devenu très populaire et le premier tirage a été de 70 000 exemplaires. Grâce à ça, le manga Hokuto no Ken a trouvé un nouveau souffle. C'est une des principales raisons. Ensuite, notre situation sociale reste toujours chaotique, il y a donc des choses que nous voulons et devons dire. Pour toutes ces raisons, nous avons jugé le moment opportun de redonner vie à Hokuto no Ken.
Mr. Buronson et Mr. Hara, comment avez-vous réagi à l'idée du projet ?
Buronson: Voyons voir... J'ai pensé que l'idée était téméraire. Mais comment dire... Comme c'est une oeuvre que j'aime, j'ai pensé qu'elle gardait encore une certaine force et je voulais voir si cette force pouvait encore séduire le public.
Mr. Hara ?
Tetsuo Hara: J'avais toujours voulu adapter l'oeuvre au cinéma. J'ai pensé que l'occasion se présentait enfin et que c'était le bon moment. C'était mon état d'esprit.
Merci beaucoup. La chanson a aussi été intégrée au film et nous sommes heureux de pouvoir l'écouter à nouveau. Comment cela a-t-il été décidé ?
Musshu Yoshizaki: Pardon ?
Comment avez-vous décidé de réadapter la chanson ?
Musshu Yoshizaki: Ken est apparu il y a 22 ans et ma chanson date de 1984. Il y a deux ans, une reprise est sortie et a atteint le premier rang des chansons téléchargées sur téléphone portable. C'est dans ce contexte qu'on m'a appelé en début d'année pour me proposer le travail. J'étais si heureux que j'ai failli en pleurer. Nous n'avions jamais enregistré cette chanson dans la perspective d'un film, mais uniquement d'une série télé. Cette fois-ci, je voulais faire quelque chose de plus dramatique, qui évoque des images dès qu'on l'entend. Comme l'a dit Mr. Buronson, je chante cette chanson sans arrêt depuis 22 ans. Je suis vraiment reconnaissant que ce projet m'ait permis de chanter de nouveau, de rencontrer ces deux auteurs et de revoir Mr. Horie pour la première fois depuis 22 ans. J'aimerais également adresser mes remerciements à tous les fans de Hokuto no Ken et Crystal king.
C'est une très belle chanson dont je suis sûre que beaucoup la chantent au karaoké. Est-ce la première fois que vous rencontrez les auteurs ?
Musshu Yoshizaki: Tout à fait. J'étais très excité de les rencontrer, au sens le plus platonique du terme (Rires). Je ne les avais jamais rencontrés car ils sont très occupés. Je n'ai presque pas dormi quand j'ai appris hier que j'allais les voir. C'est vraiment une oeuvre que j'aime profondément.
Et comment les trouvez-vous ?
Musshu Yoshizaki: Ils me ressemblent en ce qu'ils sont virils. Ils sont durs, ils sont impressionnants. Mais ils sont aussi très chaleureux. J'ai pu discuter avec eux en coulisse.
Je vois. Mr. Hara et Mr. Buronson, que pensez-vous de Mr. Yoshizaki ?
Buronson: J'ai baissé les yeux quand je l'ai vu. J'ai dit ''désolé'' (Rires)!
Pourquoi ?
Buronson: Parce qu'il m'a fait peur, j'ai cru bon de baisser la tête. Je suis entré dans la pièce et j'ai vu ce type impressionnant, alors je me suis excusé (Rires)!
Mais vous connaissiez la chanson.
Buronson: Oui.
Qu'avez-vous pensé d'elle la première fois ?
Buronson: Je me suis demandé ce que signifiait ''you wa shock''. Je n'avais pas entendu la chanson du film. Durant l'avant-première, je me la suis prise en pleine face. Je me suis demandé si c'était vraiment une chanson. Je n'avais jamais entendu une chanson commencer comme ça. C'est le choc de cette première impression qui m'est resté. Le manga étant lui-même assez violent, j'ai trouvé que la chanson lui convenait bien. Et quand je l'ai vu, je me suis dit : ''Ouah, c'est lui qui l'a composée !''
Et vous, M. Hara ?
Tetsuo Hara: Au début, je ne savais pas qui il était. Quand j'étais au lycée, le single Daitokai avait été un succès et le groupe Crystal king était très populaire. C'est la seule image que j'avais de Mr. Yoshizaki et quand je l'ai rencontré, je ne l'ai pas reconnu. Il avait beaucoup changé. Moi aussi d'ailleurs, j'ai perdu des cheveux (Rires).
Musshu Yoshizaki: Je suis un Marik qui ne connait pas la magie. Je ne peux que chanter.
Tetsuo Hara: Il m'a fait peur avec ses lunettes (Rires).
Musshu Yoshizaki: Désolé.
J'ai également pu voir le film en avant-première et la chanson est bien intégrée.
Nobuhiko Horie: En effet. Cette chanson symbolise bien Hokuto no Ken. Je tenais vraiment à l'intégrer au film. Et c'est également la chanson de notre firme. Quand on est saouls, on la chante tout le temps. D'ailleurs, au bureau, on se donne aussi des surnoms comme Jagi, Amiba ou je ne sais qui. Il était impossible de ne pas mettre cette chanson dans le film. Alors j'ai insisté pour qu'elle y soit.
Le film s'appelle Raoh Den : Jun'Ai no Shô (La Légende de Raoh : Chapitre du Martyre de l'Amour) . On peut dire que c'est lui le héros.
Nobuhiko Horie: A la base, kenshirô reste le héros de la série. Si on l'a appelé Raoh Den : Jun'Ai no Shô, c'est qu'on y trouve beaucoup d'épisodes vus des yeux de Raoh. A l'origine, c'était "Le Mausolée en croix de l'Empereur sacré". Ces épisodes vus des yeux de Raoh permettront de montrer ce qu'il pensait à tel ou tel moment. Les gens qui connaissent le manga pourront donc découvrir certains épisodes sous un nouvel angle. Pour ceux qui ne le connaissent pas, ce sera une histoire d'amour.
Aviez-vous déjà décidé de montrer le point de vue de Raoh au début du projet ?
Nobuhiko Horie: Tout à fait. J'en avais discuté avec les auteurs. Vous savez, kenshirô
est quelqu'un d'assez hermétique. Raoh, lui, est facile à comprendre. Hokuto no Ken, vu des yeux de Raoh, est une histoire belle et triste. Je pensais que son point de vue
convenait bien au film.
Je vais demander aux spectateurs, puisqu'ils sont fans, s'ils pensent que Raoh est le héros de l'histoire. Juste une personne. Qui pense que c'est ken ? Tiens, c'est surprenant.
Buronson: C'est Jagi, le héros (Rires).
Qui vote pour Jagi ? Il y a un vote pour lui. On peut vraiment voir l'histoire de différents points de vue.
Nobuhiko Horie: Vous voyez, Ken n'est pas le seul personnage populaire de la série. Dans les sondages Shônen Jump, les résultats étaient très variés. C'est vraiment une oeuvre dont les fans apprécient différents personnages. Et certains seront fâchés de ne pas voir leurs favoris dans le film. Vous savez, il ne dure que 90 ou 95 minutes. Pour un film, c'est assez court. Il a malheureusement fallu faire des choix.
Cette entrevue est bientôt terminée. Le film sortira en salles en fin de semaine. J'aimerais que chacun de vous nous dise un dernier mot. Mr. Buronson, s'il vous plaît.
Buronson: Après de longues péripéties, ce film est enfin achevé. Et, comment dire... Il y a quelques années, un film est déjà sorti. Et tout ce que nous n'avions pas pu mettre ou aurions voulu faire autrement, nous l'avons mis dans ce film, bien que Mr. Hara et moi-même soyons peu intervenus. Je crois que nous avons fait un film qui nous satisfait. Et les producteurs comme nous, les auteurs, seront responsables
de l'accueil qui lui sera réservé. Je vous demande de le regarder en espérant que vous pourrez voir l'oeuvre sous un nouvel angle. Je vous remercie.
Merci beaucoup. Mr. Hara, je vous en prie.
Tetsuo Hara: Eh bien... Je crois que c'est un film qui peut faire pleurer plus que j'imaginais. Je trouverais merveilleux que vous puissiez voir le film en ayant une larme à l'oeil. Je vous remercie.
Merci beaucoup. Mr. Horie, s'il vous plaît.
Nobuhiko Horie: Tout à l'heure, j'ai reçu un coup de fil. Mlle kô Shibasaki a pu voir pour la première fois le film dans les studios de Tôhô. Elle avait vraiment attendu longtemps avant de pouvoir le voir. Et lorsque Mlle Shibasaki m'a appelé, elle m'a dit qu'elle avait pleuré en le regardant, bien qu'elle ait elle-même joué dedans. De temps en temps, ça fait du bien de pleurer, que ce soit en regardant cette histoire d'amitié ou n'importe quoi d'autre. Mon souhait est que vous puissiez pleurer en regardant ce film et sortir du cinéma le coeur léger. Merci d'aller le voir.
Merci beaucoup.
Musshu Yoshizaki: C'est le 11 mars que sortira le film. Merci d'aller le voir. Et c'est le 24 que sortira le single de Crystal king. Merci beaucoup.
Merci, c'était Mr. Yoshizaki.

Permettez-moi maintenant de vous présenter les auteurs de l'oeuvre originale et les producteurs du film. Commençons tout d'abord par son auteur, M. Buronson. Ce pseudonyme vous vient de Charles Bronson, n'est-ce pas?Buronson: Non Ah non ? Veuillez m'excuser ! Veuillez dire un mot au micro, s'il vous plaît! Buronson: Je suis Buronson. Je vous remercie d'être là bien que nous soyons en semaine. Comme c'est une oeuvre que j'ai commencé il y a 22 ans, les plus jeunes ne la connaissent sans doute pas. Oui, je suis un vieux monsieur. Et maintenant, M. Tetsuo Hara, président de la société North Star Pictures qui a produit le film, va nous dire un mot. S'il vous plaît. Tetsuo Hara: Bonsoir, je suis ravi de pouvoir vous rencontrer |
Nobuhiko Horie: Je suis Horie. Je vous remercie d'être venus bien que nous soyons en semaine. J'avais peur qu'il pleuve mais je suis ravi de vous voir si nombreux. Nous avons produit ce film sous le titre "Hokuto no Ken - Raoh Den Jun'Ai no Shô" et j'en ai aussi écrit le scénario. A vrai dire, j'ai été très longtemps rédacteur de Shônen Jump et je me suis occupé de Mr. Buronson et Mr. Hara. J'ai gardé en mémoire beaucoup d'épisodes abandonnés et je m'en suis servi cette fois-ci. Bien que ce film s'appelle "Raoh Den Jun'Ai no Shô", il ne fait pas de doute que kenshirô reste le héros. Néanmoins, vous y découvrirez le point de vue de Raoh et les questions qu'il peut se poser. Ceux qui ont lu le manga comprendront ce qu'il pensait à tel ou tel moment. Et si ceux qui ne le l'ont pas lu le lisent après le film, ils feront des découvertes. Je vous souhaite à tous du plaisir. Merci beaucoup.
Réaction des auteurs après la projection du film:
Buronson: Je craignais que les gens partent en masse après la fin du film. Je suis soulagé qu'il n'en soit rien. Voilà plus de dix ans que la série est terminée, mais ce film lui a donné une nouvelle vie. Si le film vous a plu, invitez vos amis à aller le voir. Je vous remercie tous !
Tetsuo Hara: Ce film a bénéficié du talent de nombreuses personnes et possède de nombreuses qualités. Le film va maintenant être soumis à la critique, mais j'espère avoir votre soutien pour les prochains épisodes. Merci beaucoup.

Nobuhiko Horie: L'histoire vue des yeux de Raoh est très intéressante. Elle a quelque chose de triste et de beau à la fois. Nous avons donc pensé que c'était un excellent concept à exploiter. On l'a appelée "Raoh Den Jun'Ai no Shô", mais à l'origine c'était Le Mausolée en croix de l'Empereur sacré. Quoi qu'il en soit, on a le point de vue de Raoh, mais la prochaine fois, dans Yuria Den, nous verrons l'histoire du point de vue de Yuria. On voit ainsi la même période à partir des yeux de différents personnages. Cela permet de donner du relief à l'histoire et à l'univers de cette oeuvre. C'est cette démarche qui nous a inspirés. C'est le point nodal de ces films. Ceux qui se demandaient ce que Raoh pensait à tel moment trouveront une réponse dans le film.Buronson: Il y a certainement des choses qu'on ne peut pas comprendre si on n'a pas participé du début à la fin au montage de l'histoire. Hara et moi écrivions chaque épisode sans vue générale de l'histoire, nous n'avions que des fragments. Ceux qui l'analysent froidement se posent sans doute de nombreuses questions. Ils ont sans doute voulu compiler ces réponses et c'est une de leurs motivations pour créer ces films. |
Nobuhiko Horie: Il y a aussi beaucoup de choses qu'on nous avait promises et qui n'avaient jamais été réalisées. Par exemple les cris d'attaque. C'est une chose à laquelle Mr. Hara était attaché plus que nous, mais ça n'a pas donné ce qu'il souhaitait. Et comme ces bruits sont difficiles, les réalisateurs n'avaient jusqu'à présent pas réussi à les créer. C'étaient des cris, comment dire, très formels. C'est pour ça que nous nous sommes demandés comment nous allions intégrer ces éléments tels que nous les avions imaginés, ou encore les épisodes que Buronson avaient abandonnés. Nous avons rassemblé tout ça et essayé de l'intégrer au film.
Tetsuo Hara: Je suis allé voir les premiers jets en studio et c'était vraiment bien. J'avais l'impression de voir une vraie actrice. Je n'aurais pas pu la dessiner. J'ai trouvé ça splendide. Je n'ai vu aucun manque d'harmonie et tout était parfaitement intégré. J'ai pensé que ce film était une oeuvre à part entière. J'ai surtout trouvé la voix de kô Shibasaki très vivante.
Buronson: Comment dire... Si je dois définir la caractéristique fondamentale de cette oeuvre, c'est la tristesse. La tristesse que les hommes portent sur leur dos, celle des femmes, aussi, leur vie tragique. Pourquoi doit-on vivre en éprouvant tant de tristesse ? Oui, tout le monde vit avec une grande tristesse. C'est ainsi que je le résumerais. Bien sûr on pourrait plutôt admirer la force, mais j'aimerais que les spectateurs regardent la tristesse qu'il y a au fond de cette force. C'est comme ça que je le résumerais. Raoh est peut-être le plus triste de tous. Il se sacrifie, c'est-à dire qu'il meurt pour ses convictions. Il est conscient que tout ce qu'il a fait est mal mais il doit avancer, c'est sa conviction, c'est le destin qui lui est échu. C'est assez triste, quand on le voit d'un angle opposé. J'aimerais que les spectateurs saisissent la tristesse des personnages qui acceptent de se sacrifier à leur destin.
Tetsuo Hara: Le personnage de Reina que joue Shibasaki est extraordinaire. Il n'y a pas d'histoire d'amour dans l'oeuvre originale. Cette histoire d'amour rend le film différent. C'est un élément important qui n'existait pas jusqu'à présent.
Nobuhiko Horie: Mais à l'origine, Hokuto no Ken est une histoire d'amour. Buronson l'a toujours décrit comme ça. C'est une histoire d'amour, en vérité.
Buronson: D'hommes maladroits. C'est peut-être ça qui est triste.
Nobuhiko Horie: Mais cette fois, si les spectateurs viennent en espérant une histoire d'amour, ils ne se tromperont pas. Même si ça reste une histoire d'amour violente.
Buronson: La séduction des personnages vient aussi de leur corps. Les hommes ont une séduction charnelle. Si les héros n'étaient pas attirants, le manga ne serait pas populaire. Malgré leur violence, il garde leur séduction. Leur charme est donc très important. Créer cette séduction est un don de l'auteur. On a beau l'étudier, on ne peut pas décrire ce charme inné.
Tetsuo Hara: On me l'a déjà dit mais on n'avait pas employé le terme ''charme''. C'est plutôt de ''classe'' qu'il s'agissait, à mon avis.
Nobuhiko Horie: Comment dire... Je crois que cette oeuvre touche jusqu'au mode de vie.
Mode de vie ?
Nobuhiko Horie: Oui. Mais pas un mode de vie ''à la mode''. Je crois que ce mode de vie ''classe'' touche quelque chose au plus profond des lecteurs. Et ce sentiment ne disparaît pas, ne vieillit pas. Les événements se succèdent les uns après les autres. Et aujourd'hui, dans Comic Bunch, on peut lire la suite avec Souten no Ken. C'est pourquoi Hokuto no Ken ne vieillit pas mais reste actuel. C'est en ce sens qu'il garde son actualité. Son sujet continue de toucher au plus profond du coeur des lecteurs.
Tetsuo Hara: Je pense quand même qu'il faut faire quelque chose pour qu'une oeuvre ne tombe pas dans l'oubli. C'est pour ça que nous faisons ça. On suscite la sympathie des lecteurs pour obtenir ces résultats. Tout ce qu'on fait est volontaire.
Volontaire ?
Tetsuo Hara: On peut dire qu'on exploite le hasard.
Buronson: C'est compliqué. En fait, il y a des mangas qui tombent dans l'oubli, d'autres qui connaissent des périodes d'oubli et d'autres qui restent. Mais je peux analyser un autre fait. Nous avons choisi un futur proche qui reste proche pour toujours. C'est aujourd'hui un futur proche, ce le sera encore demain. Comme il s'agit en plus d'un monde qu'on n'a jamais vu, il reste toujours neuf. Et dans cet univers, il n'y a pas de nationalité, rien. C'est donc un univers qui ne déteint pas et il s'y déroule un drame abordant un sujet fondamental. Et c'est parce que c'est un drame fondamental pour l'homme qu'on peut le regarder à toute époque sans qu'il perde en fraîcheur.
Tetsuo Hara: Il arrive parfois, quand on regarde un film ou une série, qu'on ait envie de baigner un peu plus dans son univers. On aimerait que ça continue, on aimerait en voir plus. C'est la qualité que je m'efforce de donner à mes oeuvres. Je crois que c'est là quelque chose qui plaît au lecteur, cette envie de rester dans l'univers de l'oeuvre. Mais j'ai simplement mis ce qui me plaisait.
Nobuhiko Horie: Nous pensons qu'il n'y en a pas assez, mais nous avons inclus le plus d'éléments possible de l'original. C'est pour ça que les lecteurs du manga découvriront quelque chose de nouveau, mais ceux qui ne l'ont pas lu pourront comprendre l'histoire sans problème. C'est pour ça que ceux qui ne connaissent Hokuto no ken que de nom comprendront de quoi il retourne et les raisons pour lesquelles tant de garçons aiment cette série. C'est ce que j'aimerais que les spectateurs voient.
Et vous, Mr. Hara ?
Tetsuo Hara: Comme j'ai participé à la création d'un film en équipe pour la première fois, j'espère que les gens iront le voir et qu'ils nous encourageront.
Buronson: Que puis-je dire... Pleurez, s'il vous plaît. Regardez et pleurez. Si vous pleurez, c'est une victoire, sinon, c'est une défaite. J'aimerais que les gens pleurent.
Source: DVD Bonus Hokuto no Ken - L'Ere de Raoh (Kaze)
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J'aimerais maintenant que chacun se présente brièvement. Mr. Buronson, s'il vous plaît.
Permettez-moi maintenant de vous présenter les auteurs de l'oeuvre originale et les producteurs du film. Commençons tout d'abord par son auteur, M. Buronson. Ce pseudonyme vous vient de Charles Bronson, n'est-ce pas?
Nobuhiko Horie: L'histoire vue des yeux de Raoh est très intéressante. Elle a quelque chose de triste et de beau à la fois. Nous avons donc pensé que c'était un excellent concept à exploiter. On l'a appelée "Raoh Den Jun'Ai no Shô", mais à l'origine c'était Le Mausolée en croix de l'Empereur sacré. Quoi qu'il en soit, on a le point de vue de Raoh, mais la prochaine fois, dans Yuria Den, nous verrons l'histoire du point de vue de Yuria. On voit ainsi la même période à partir des yeux de différents personnages. Cela permet de donner du relief à l'histoire et à l'univers de cette oeuvre. C'est cette démarche qui nous a inspirés. C'est le point nodal de ces films. Ceux qui se demandaient ce que Raoh pensait à tel moment trouveront une réponse dans le film.


